EXPOSITION(S) EN COURS
GILBERT PEYRE. LES MONDES ARRANGÉS
Centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive (écrin de la collection)
Morceaux choisis de la Collection : Jean-Pierre Nadau et Muriel Belin, Georges Bru, Philippe Dereux, Fred Deux, Sabrina Gruss, Andrée & Jean Moiziard, Louis Pons, Ronan-Jim Sévellec, Joel-Peter Witkin
Du 7 juin au 27 septembre 2026
CEIJA STOJKA / « GARDER LES YEUX OUVERTS »
Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon
Prêt de 2 œuvres de Ceija Stojka
Du 28 février au 21 septembre 2026
LA NATURE N’EST PAS UN DÉCOR – DE MONET AUX ARTISTES CONTEMPORAINS
Ferme Ornée, Propriété Caillebotte, Yerres
Prêt de 2 œuvres de Ronan Barrot
Du 9 mai au 18 octobre 2026
EXPOSITION(S) À VENIR
Exposition(s) en cours
Écrin de la Collection : abbaye d’Auberive
Gilbert Peyre. Les Mondes arrangés : du 7 juin au 27 septembre 2026

Centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive
Place de l’abbaye
52160 Auberive
site officiel
Commissaire d‘exposition
Alexia Volot
L’abbaye d’Auberive consacre cette exposition à l’artiste GILBERT PEYRE. Un ensemble d’une vingtaine d’œuvres sera présenté. Ces œuvres couvrent la carrière de l’artiste.
Une sélection d’œuvres de la Collection Volot sera présentée au 1er étage du centre d’art avec des œuvres de :
Dossier de presse

Les Mondes arrangés
ALEXIA VOLOT, AVRIL 2026
Un point commun entre Gilbert Peyre et les artistes présentés au centre d’art contemporain cette année ?
Tout ! Parce qu’ils partagent ce regard de biais étonné et étonnant, anticonformiste, qui leur fait recréer leur monde, des mondes, arrangés selon leur propre convenance. On y retrouve un certain sens de l’humour, tendre et cruel, un regard parfois acéré sur la société dans laquelle ils évoluent, et dont ils dénoncent les outrances, une façon de rendre visible ce que l’on préfère ignorer même inconsciemment.
Et rien parce que ce « pas de côté » se manifeste de façon pléthorique, aussi bien en dessin avec les méandres noirs et blancs de Jean-Pierre Nadau ou avec le surréalisme introverti de Fred Deux, qu’en photographie avec les compositions soignées, étranges et dérangeantes de Joel-Peter Witkin ou encore par la miniaturisation des intérieurs surannés de Ronan-Jim Sévellec.
Ils ont en commun l’audace. Celle d’utiliser des objets passés de mode ou récupérés (Louis Pons, Andrée et Jean Moiziard), la taxidermie (Muriel Belin), des os soigneusement glanés dans la nature (Sabrina Gruss), des fruits et graines séchés (Philippe Dereux), celle de sortir de leurs fonctions ordinaires ces matériaux et d’en faire des vecteurs d’art.
Gilbert Peyre est de cette famille. Autodidacte, serrurier de formation sans en exercer le métier, il a très vite, à côté d’activités alimentaires, commencé à créer en assemblant des matériaux divers tels des jouets à roulettes faits de boites de conserves récupérées. La maitrise des cartes électroniques et la programmation informatique vont lui permettre d’animer ses sculptures. Cette vie insufflée l’amènera au spectacle vivant, théâtre de rue et cinéma, tout en étant régulièrement exposé en galerie ou en des lieux institutionnels dont la Halle Saint Pierre à Paris.
Tous ces artistes osent invoquer, et Gilbert Peyre en est un chef de file, des souvenirs oubliés, un regard enfantin quand l’âge de raison n’a pas encore frappé, quand se mélangent rêves et réalités, vérités et mensonges, quand la ligne de partage des règles à respecter est encore floue.
Alexia Volot
Hors les murs : Besançon
Ceija Stojka / « Garder les yeux ouverts » : du 28 février au 21 septembre 2026
Musée des Beaux-Arts & d’Archéologie
1 Place de la Révolution
25 000 Besançon
site officiel
Co-commissariat de l’exposition
Amandine Royer : Conservatrice des arts graphiques au Musée des Beaux-Arts & d’Archéologie de Besançon
Vincent Briand : Directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon
Prêt de 2 œuvres de Ceija Stojka
À travers un parcours de 125 peintures et dessins (principalement issus de collections privées), cette exposition vous invite à découvrir l’univers bouleversant de Ceija Stojka, artiste rom autrichienne rescapée des camps nazis. Son œuvre, à la fois poignante et lumineuse, témoigne de l’extermination des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale tout en célébrant la résilience, la nature et la beauté du monde.
Dans la première partie de l’exposition, les paysages donnent à voir sa sensibilité extrême aux variations de la nature selon le temps et les saisons. La deuxième rassemble les images de la déportation dans les camps de concentration nazis, mêlant le regard de l’enfant qu’elle était à l’adulte qu’elle devint. La troisième section s’attache au motif de l’œil, récurrent dans l’œuvre de Ceija Stojka et polysémique ; cet œil est aussi celui qu’elle portait sur le monde des années 1990 et 2000, un œil profondément empreint d’humanité.
« Si le monde ne change pas maintenant, si le monde n’ouvre pas ses portes et fenêtres, s’il ne construit pas la paix – une paix véritable – de sorte que mes arrière-petits-enfants aient une chance de vivre dans ce monde, alors je suis incapable d’expliquer pourquoi j’ai survécu à Auschwitz, BergenBelsen, et Ravensbrück. »
Ceija Stojka
Extrait du Programme culturel et artistique des Musées d’Arts et du Temps de Besançon
Hors les murs : Yerres
La nature n’est pas un décor – De Monet aux artistes contemporains : du 9 mai au 18 octobre 2026
Ferme Ornée, Propriété Caillebotte
2 rue de Concy
91330 Yerres
site officiel
Commissaire d‘exposition
Valérie Dupont-Aignan
Prêt de 2 œuvres de Ronan Barrot
Organisée par la Maison Caillebotte, pour la Ville de Yerres, sous le commissariat de Valérie Dupont-Aignan, l’exposition La nature n’est pas un décor propose une traversée sensible et picturale du paysage.
L’exposition est née du désir de faire dialoguer des œuvres de Claude Monet, à l’occasion du centenaire de sa disparition avec celles d’artistes contemporains, déjà liés à la Maison Caillebotte.
Présenter une exposition consacrée au paysage à la Maison Caillebotte s’impose naturellement. Au XIXe siècle, la propriété fut la résidence de la famille Caillebotte et le parc paysager devint l’atelier de plein air de Gustave. Son ami proche Claude Monet fréquenta également les lieux et s’en inspira pour imaginer, quelques années plus tard à Giverny, son célèbre bassin d’eau et sa passerelle. (…)
À travers une soixantaine d’œuvres, le parcours de l’exposition se déploie en neuf salles, chacune consacrée à un artiste contemporain. Tous partagent une même exigence, peindre au plus près de la sensation, révéler les forces invisibles à l’œuvre dans la nature.
Selon les effets recherchés – sensation, théâtralité, révélation ou méditation – dialoguent avec les Nymphéas de Monet les profondeurs telluriques d’Evi Keller, l’intimité lumineuse de Jacques Truphémus, la mémoire et la forme chez Markus Lüpertz, les atmosphères suspendues de Malgorzata Paszko, l’hyper-perception de Youcef Korichi, les paysages gravés d’Érik Desmazières loin du bruit du monde, la puissance de la couleur chez Charlotte de Maupeou ou encore la densité picturale de Ronan Barrot. Sans filiation stylistique apparente, ces œuvres se répondent pourtant. Toutes partagent avec Monet une même liberté face à la nature et à sa représentation.
Extrait(s) du dossier de presse de la Maison Caillebotte, La nature n’est pas un décor, Valérie Dupont-Aignan.
