MULTHALLI Satish

1980, Inde

Ma vie professionnelle me donne la chance de parcourir le monde. Je peux ainsi en découvrir l’infinie richesse artistique. Pour une journée de travail, je me donne une journée de rencontres d’artistes ou d’expositions. Parfois, tel le chercheur de pépites dans le lit d’une rivière j’en trouve une et même deux les grands jours.

J’étais à Bangalore en juin 2018, la grosse ville industrieuse du centre sud de l’Inde. Ma première visite fut pour un incroyable musée d’art brut réalisé par un industriel indien, très âgé aujourd’hui… deux choses me vinrent à l’esprit : un projet d’exposition pour Auberive et une leçon de modestie… L’art brut n’est pas venu que d’un regard européen averti !

Puis, je visitais le très moderne musée d’art contemporain… L’art indien d’aujourd’hui y est magnifiquement représenté. Les différences avec ses « confrères » américains, européens et chinois sautent immédiatement à l’œil. L’Inde est un pays différent par sa riche histoire culturelle et cela éclate aux yeux des visiteurs dans son art contemporain.

Là, le musée présentait dans une galerie d’exposition un artiste au talent certain… un artiste qui raconte les déchirures contemporaines de son pays… Les nôtres amplifiées par la surpopulation : pollution, esclavage moderne, vie animale, pauvreté, destruction de la nature, cynisme des dirigeants et autres joyeusetés qui sont en train de nous faire crever…

Jean-Claude Volot, juin 2020.

Sans Titre, non daté, aquarelle et acrylique sur papier, 32 x 24 cm / Sans titre, 2009, aquarelle et acrylique sur papier, 32 x 24 cm / Sans Titre, non daté, aquarelle et acrylique sur papier, 32 x 24 cm / Photos L’atelier Nicolas Démoulin


Prêt(s) pour exposition(s)
  • Centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive, 2020
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