Miklos BOKOR

1927, Budapest (Hongrie) – 2019, Paris (France)

Juif hongrois, Miklos Bokor est déporté avec ses parents à Auschwitz et à Buchenwald entre 1944 et 1945. Il sort des camps, seul, après la Libération et quitte définitivement la Hongrie en 1960 pour s’établir en France. (…)

Ses premiers travaux révèlent tout d’abord une peinture de paysages. Il y explore la matière minérale et végétale sur des papiers de petits formats d’abord, puis de plus en plus grands.

À partir du début des années 1970, la figure humaine apparaît discrètement dans ses tableaux. Élaborant un espace tout à la fois stable et mouvant, à la limite de l’abstraction, ses compositions rigoureuses assument des couleurs plus contrastées. Jaillissantdes ténèbres, les corps, rehaussés de blanc, sont consumés par les flammes. L’espace devient saturé d’une lueur diffuse dans laquelle des figures sans visages se meuvent et rayonnent en profondeur. Les peintures de Bokor, hantées par la disparition des formes, en disent autant sur l’horreur que sur l’espoir qui le traversent. (…)

Extrait, Esprit Singulier, 2016, Flammarion Éditions / Éditions de l’abbaye d’Auberive.


Prêt(s) pour exposition(s)
Reproduction(s) dans nos parutions
  • 2016 : Esprit Singulier, Éditions Flammarion / Éditions de l’abbaye d’Auberive
  • 2012 : Instinct’art. Morceaux choisis II, Éditions de l’abbaye d’Auberive

Dernière mise à jour : septembre 2026