BAYLE Nicole

1948, Paris

Après avoir reçu son diplôme de fin d’Etudes Supérieures de Dessin et d’Arts Appliqués (section figurine de Mode et broderie), Nicole Bayle obtient son C.A.P.E.S d’Arts Plastiques et est mutée aux alentours de Dieppe. A partir de cette période, elle va effectuer toutes les semaines un aller-retour Dieppe-Paris. Elle commence en 1995, son premier grand tricot, « Je tricote tous les soirs de 18h45 à 22h30, devant la télévision, il me faut ½ heure pour faire un rang de 648 mailles, je réalise donc chaque soir de 4 à 5 rangs soit 1 cm à peu près. »
Tisseuse, brodeuse, peintre, assembleuse, son œuvre s’épanouit en séries. Chacune d’elles se décline avec une même technique et un même support aux couleurs éclatantes : les 365 bâtons Magnum, les 52 boites à cigares, les 52 Timbrées de conserve, les 52 petits Masques africains sur des boites de sardines ou de maquereaux, les poupées Katchinas, les crucifixions en tricot, etc.
A partir de 2008, elle arrête ses voyages à Paris et se déplace seulement pour aller à la mer. Depuis 2002, des expositions personnelles lui sont consacrées comme au Musée de la Poste (Paris), à la galerie de la Halle Saint Pierre (Paris), à la Maison Jacques Prévert (Dieppe), à Lille, au Musée de l’érotisme (Paris), etc. Elle participe aussi à des expositions collectives comme au Festival d’Art Singulier (Aubagne), à la 11e triennale internationale des mini-textiles au Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie contemporaine (Angers), au Festival international d’Art marginal Grand Baz’Art (Gisors), etc. Son monumental tricot (35 mètres de long) se termine en 2010 et fait aujourd’hui partie de la collection du Musée de l’Art Brut de Lausanne. Son deuxième tricot, mesurant plus de 20 mètres, a été présenté au public pour la première fois au Grand Baz’Art en 2017.

Esprits de famille – Pensées rituelles, 2011, poupées Kachinas faites au crochet en coton sur patchwork / Sans Titre, Coton Pétra n°5 DMC tricoté, 66 x 54 cm / Photos L’atelier Nicolas Démoulin


Prêt(s) pour exposition(s)
  • Centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive (2020)
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