GRUSS Sabrina

1958, Paris

Sabrina Gruss hante notre monde de ses créatures d’un autre univers. C’est une danse avec la mort, un jeu de Vanités qui sème un sourire tendre et ironique, un ballet de coquets squelettes parés pour l’ultime fête. Glaneuse du néant, elle extirpe des landes, des lieux abandonnés et des fourrés, racines, crânes d’oiseaux, coquilles vides, os sans sépulcre, et dans le secret de son atelier elle se livre à de surprenantes résurrections : rat à tête humaine en tutu constellé de crânes minuscules, un compère à longue queue surgit d’une boîte où gisent, abandonnés peut-être, des poupons ; royale, éternelle Parque, Méduzine dévoile ses charmes sulfureux la tête enrubannée d’un serpent, un rabbin entre en scène, rescapé des tréfonds de son grenier hanté.

Extrait, « Les Charmes sulfureux de Méduzine » de Florent Founès, sur www.sabrinagruss.com

Cabaret, os et terre blanche / L’ouvreuse, 2015, technique mixte, 42 x 22 x 23 cm / L’épouvantail, os et résine, 60 x 60 x 15 cm / Photos L’atelier Nicolas Démoulin


Prêt(s) pour exposition(s)
  • Centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive (2018)
Reproduction(s) dans nos parutions